Salle de Mont - 100.000 euros gaspillés

Salle de Mont : 100.000 euros gaspillés !


Entre ses partisans et ses opposants, ce dossier a déjà fait couler beaucoup d’encre. Toujours est-il que la nouvelle majorité, contre toute attente vu leurs déclarations au lendemain de l’union sacrée entre LB et La Relève, a décidé de stopper l’étude en cours. Résultat : plus de 100.000 euros de frais d’étude à la poubelle (sans compter les heures du personnel communal)


C’est évidemment regrettable après autant d’heures, d’énergie et… d’argent consacré à ce projet.


Rétroactes


Depuis plus de 10 ans, les Montois – et notamment les associations et l’école du village – attendent une salle de fête pour libérer l’école de tous ces événements. Une première étape avait été franchie en 2010 avec l’achat d’un terrain par la commune rue Sous-le-Bois à un droit idéal (en bordure du village tout en n’étant pas éloigné du centre).

En 2012, ce projet a été repris dans les priorités du Plan Communal de Développement Rural, offrant ainsi à la commune la possibilité d’une belle subsidiation (80% sur la première tranche de 500.000 euros et 50% sur le solde).

Sur cette base, l’ancienne majorité à laquelle nous participions a souhaité activer ce projet et nous avons débuté une étude en 2017. Avant cela, nous avions pris soin de reconsulter les associations et autres utilisateurs potentiels pour détailler et mettre à jour la liste des besoins (capacité, équipements, espaces de rangement, etc.). En d'autres termes, ce projet  était conçu PAR des Montois, POUR des Montois.


Les raisons de l’arrêt :


Selon la majorité, un dépassement trop important du budget initialement estimé (environ 500.000 euros). Ce n'est pas anodin et nous partageons ce regret. Préserver nos finances communales doit rester un objectif prioritaire. Toutefois, plusieurs points méritent d'être soulignés :


  1. Il n’est jamais évident d’estimer avec précision le montant d’un projet, a fortiori de cette envergure
  2. Le chiffre de départ sur lequel se base le Collège ne comprenait ni les travaux de voirie pourtant indispensables ni divers équipements (cloison amovible dans la grande salle permettant à celle-ci d’être compartimentée). Rien que pour ces deux postes, nous en sommes à quelque 300.000 euros sur les 500.000 euros précités.
  3. La Région avait marqué son accord pour une subsidiation du projet global ; soit, au final pour les caisses communales, un supplément de 250.000 euros.


Contrairement à ce que certains ont pu dire ou écrire, ce projet n’était pas démesuré. Il était le dénominateur commun des besoins des associations, de l’école et veillait à anticiper la future expansion du village. Il était le symbole d’une vision à long terme et le fruit d’une très belle concertation avec les utilisateurs potentiels.


Ce projet était certes ambitieux mais donnait l’occasion aussi pour notre commune d’avoir une salle d’une taille appréciable, tout à fait polyvalente, aux équipements modernes et répondant aux normes d’hygiène et de sécurité actuels.


Les coûts d’utilisation (après construction) ont été chiffrés et étaient tout à fait mesurés.


En clair, cette décision politique est tout à fait regrettable tant pour l’activité associative du village que pour les finances communales.


La majorité a indiqué qu’elle souhaitait reprendre le dossier à zéro et envisager des locaux plus modestes. La grande question sera « sur quels postes vont-ils rogner ? » ; d'autant que les postes les plus importants (voiries, impétrants, gros œuvre, parking, abords, …) seront plus que probablement dans le même ordre d’idée. Et plusieurs questions en corolaire :

  • Quid d’espaces de rangement en suffisance ?
  • Quid de la capacité (si c’est pour construire une salle qui ne peut pas accueillir les différents événements villageois, est-ce bien utile ?)
  • L’économie d’une salle légèrement plus petite va-t-elle compenser le gaspillage actuel (pour que l’opération soit « rentable », il faudra que l’économie soit d’au moins 200.000 euros !) ?


En bref, peut-on parler d’un « trophée » pour La Relève (qui avait tant bataillé contre ce projet) ou d’une capitulation de la Liste de (l’ancien) bourgmestre ?

A chacun de se faire sa propre opinion mais on retiendra quand même qu’ils avaient juré face caméra de ne pas remettre en cause les projets trop avancés… Sans doute n’avons-nous pas la même conception de l’avancement !


Quel que soit l’avenir, le chantier (qui pouvait sans doute démarrer dès cette année) ne verra pas le jour avant plusieurs années !